Nous sommes ravis de pouvoir mettre en lumière un projet réalisé par l’association la Miroiterie, notre partenaire durant la 52e Rencontre cinéma. Leur projet MODERATTI s’est déroulé en deux temps : Après Mondovi à l’automne (Piémont italien), MODERATTI s’est installé cet hiver à Digne-les-Bains. Un groupe d’étudiant·es français·es et italien·nes s’est engagé dans un nouvel atelier cinéma, autour du thème de l’énergie.
Venez découvrir leur travail au cours d’une soirée de projections
Jeudi 26 mars à 18h15 au Centre culturel René Char (Entrée libre).

Et si la transition énergétique se racontait à hauteur d’habitant·e, de village, de territoire ?
Dans le cadre du projet MODERATTI, un groupe d’étudiant·es s’engage dans des ateliers de pratique documentaire pour explorer, caméra en main, les enjeux des énergies renouvelables et de la transformation de nos modes de vie. Accompagné·es par Charlotte Deweerdt de l’association La Miroiterie, et par la réalisatrice Fatima Bianchi, elles et ils réalisent des courts métrages qui explorent différentes écritures du réel.
Trois courts métrages réalisés par les étudiant·es
Cette résidence artistique hivernale a permis de réaliser trois nouveaux films documentaires à Digne, Volonne et Pierrevert.
Ces films explorent la dimension humaine et sensible de la transition énergétique. L’un dresse le portrait d’une personne ayant bénéficié d’un accompagnement pour rénover son logement. Un autre s’attache à la vie d’un village engagé dans des dynamiques de transition énergétique. Le troisième adopte une approche poétique autour d’un projet collectif lié à un lieu culturel.
À travers ces récits ancrés dans le quotidien, cette résidence fait écho au travail de la coopérative Énerg’éthique 04, partenaire du projet Moderatti : accompagner les habitant·es dans des transitions concrètes, à la fois énergétiques, sociales et territoriales.
Ces films seront présentés jeudi 26 mars dans le cadre de la 52e Rencontre cinématographiques de Digne-les-Bains, lors d’une séance tournée vers la découverte documentaire et le partage de nos expériences. Une soirée pensée comme un parcours, entre création émergente et héritage cinématographique, pour interroger les manières d’habiter le monde, ici, dans nos vallées alpines.
Deux courts métrages sélectionnés par les étudiant·es
Les jeunes cinéastes sont aussi devenus programmateurices le temps d’une soirée. En dialogue avec leurs propres films, elles et ils ont choisi de prolonger la projection par deux œuvres qui nourrissent leur réflexion : un documentaire contemporain, portrait sensible d’une jeune réalisatrice, et un film de patrimoine italien des années 1950 signé Vittorio De Seta, dont le regard humaniste résonne encore fortement aujourd’hui.
- Petit Spartacus
Un film de Sara Ganem
France / 2023 / 28 minutes
Sara Ganem nous emporte avec elle vers l’Est. Parce qu’elle est à l’Ouest, assurément. D’ailleurs, elle nous le dit tout de go. Et toutes ses rencontres, toutes ses aventures sur la route, elle les filme façon journal de bord.
Mais pourquoi partir, au fait ? Reste ici la fantaisie comme réponse au trauma enfoui, pour parler de choses graves sans en avoir l’air. Un très beau film où les vélos parlent grec et les cahiers d’écoliers reprennent vie.

- Une journée en Barbagie
Un film de Vittorio de Seta
Italie / 1958 / 9 minutes
Les femmes de Barbagie prennent soin de leurs maisons, de leurs champs et de leurs familles, alors que leurs maris bergers sont absents la plupart de l’année pour s’occuper de leurs troupeaux.
Vittorio De Seta est né en 1923 à Palerme. Entre 1954 et 1959, il tourne 10 documentaires sur la vie des paysans, pêcheurs, bergers et mineurs en Sicile, en Sardaigne et dans les îles Éoliennes, qui feront date dans l’histoire du genre.

